Bonjour, je suis Marsiplume.  Mes amis enlèvent la plume et m’appellent plutôt Marsi. J’aime bien.  Je me souviens avoir choisi ce nom pour y caser un peu de nord et de sud familial. Père espagnol, mère avec des souches  belges. Le « Mar » pour le côté sud : Maria, mon deuxième prénom. Le « si » pour le côté  nord : Simonne, prénom de ma mère. Le « plume », ma foi, parce que sur le coup, ça m’a semblé une bonne idée. Ça se passait à l’époque où j’ai eu le courage de publier ma première histoire sur un forum. Les puristes, détournez les yeux… non, non, il ne s’agissait pas d’un forum littéraire mais d’un forum dédié à la série américaine « Supernatural ».  Personne n'est parfait... Moi, moins que les autres... M'enfin. En revanche, de fait, je me suis aperçue que j’adorais écrire des scénarios. J’aimais écrire, mes histoires plaisaient, ça m’allait tout à fait.

L'écriture est un travail très long. Je dois énormément à deux personnes. Philippe Lauret, directeur des éditions Assyelle et Chris Dumont. Ils ont cru en moi, mes livres ont été publiés. Dans la dédicace de mon premier roman "Jeux de rôles", lorsque je cite Benjamin Malaussène, héros de Daniel Pennac : "Quand vous trouvez un être humain, courez, courez, et accrochez vous à lui", je pense à eux deux.

Je demeure quelquefois maladroite dans mon écriture et je suis immensément redevable à Chris Dumont, le correcteur m'ayant aidée dans la correction de mes deux romans. Il est malheureusement aujourd'hui décédé et sa disparition me pince toujours autant le coeur.  J'adorais recevoir ses mails contenant les chapitres vus, corrigés, encore corrigés. A chaque fois il s'arrangeait pour y glisser une petite leçon que je m'empressais de retenir. Surtout, surtout, à chaque fois il y avait cette petite part d'humanité, de gentillesse, cette empreinte qui fait chaud au coeur et qui regonfle le moral en un temps record... Tout ceci me manque énormément...

Il serait injuste que j'oublie ma Martine. Une amie n'hésitant pas à corriger en amont mes textes, une très grande chasseuse de "qui, que, quoi" dont je suis friande. Je suis en train d'écrire la suite d''Un hasard très ordonné" et ma Martine m'a aidé pour les premiers chapitres, me conseillant, m'avertissant en tant que lectrice lorsqu'une partie du chapitre n'était pas cohérente à ses yeux. J'arrive presqu'à la fin de l'histoire, maintenant. Je ne suis plus en contact avec Martine pour l'instant mais je reste malgré tout à l'affût de ces sacrés "qui, que, quoi". Encore un grand merci à toi, ma Martine.

Mon écriture ? Hum, des romans :  policier, aventure...

Depuis toujours, j’ai toujours adoré inventer des histoires, les écrire. Ça me venait naturellement, comme si un cinéma défilait en permanence derrière mes yeux. Plus jeune, le cinéma passait beaucoup plus de films, je dois avouer que les années passant, il a tendance à devenir plus radin. La faute à Marsi : lorsque j’ai obtenu mon emploi de conseillère clientèle, les horaires biscornus et la tension m’ont fait oublier le chemin de la bibliothèque… le plaisir de lire. Licenciement, chômage, recherche de boulot obligent, maintenant, d’autres tensions me font barrage. En attendant, j'écris et je me contente de relire par plaisir les livres de ma bibliothèque très éclectique. Les BD de Quino, Fred, Gotlib, copinent avec Sempé, Tonino Benacquista, Daniel Pennac, Fred Vargas, Henning Menkell… tant d’autres encore. Et puis il y a Stephen King… Même si j'ai quelques fois été déçue par certains de ses livres, je reste toujours une fan inconditionnelle. Il a une façon de faire vivre ses personnages qui m'accrochent toujours.  Dès qu’un Stephen King sort, ma soeur me l’offre en cadeau et je me fais toujours un plaisir de replonger dans l’univers de cet écrivain. 

Ah oui, j’oubliais… Tout comme Mathilde, le personnage central de mes livres, j’ai un problème avec les auteurs vachement balaises et vachement morts. Genre Zola, Proust et Cie. Je suis très respectueuse, sincèrement, malheureusement, je n’accroche pas. Je sais, je sais... Mathilde le pense aussi  : je vais probablement finir par échouer dans un enfer dédié aux personnes indignes n’aimant pas les auteurs vachement balaises et vachement morts. Sans pour autant l’accepter, je revendique le droit d’exister dans un monde où il y a peut être d’autres futures damnées comme moi. Mon cœur va vers Jacques Prévert, Georges Brassens… eh, je suis peut être sauvée : eux aussi sont vachement balaises et vachement morts, ça devrait donc compter dans la balance lorsque j'arriverais de l'autre côté de la barrière. Ouf !

Oh, et puis zut, après tout, on est comme on est, pas vrai ?

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 ***** Apparté ****

 

 07.07.17 J'ai un gros trou dans mon coeur, mon Rocky, mon chien à moi est mort, il avait 19 ans. Je l'ai accompagné jusqu'au bout, il est mort avec moi, à la maison, à sa place de prédilection. Je suis triste pour très longtemps... ça passera, tout le monde le dit, il faut donc y croire, pas vrai ? Bast, je l'aime, je l'aimais, je l'aimerai....  12.07.17... il semblerait que 2017 soit une année très moche, Norbert le chat squateur, dit "Nono, est parti à son tour aujourd'hui. Mes deux bestiaux d'amour me manquent, j'ai peine à croire que le destin ou quoi que soit d'autre d'ailleurs, tourne très rond, ou alors, il me manque le mode d'emploi... Mon Rocky de chien, mon Nono de squatteur, je vous aime, et merde à la fourmi, les amis.