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Comme vous pouvez le voir, la couverture du livre reprend le même style que la première couverture de "Jeux de rôles". Au départ, le dessin proposé par Patrick était ainsi : 

 
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Là encore, Mr Lauret y a mis sa géniale "patte". Dans un mail, il m'a indiqué qu'il voyait davantage un dessin centré sur l'objet important du récit : une chemise en carton (la cause du début de cette aventure). Il a alors proposé de garder les mêmes images mais en les montrant comme si elles sortaient d'une chemise, ou alors montrer une chemise ouverte, découvrant les différentes images. Il en a alors résulté la couverture finale que vous pouvez voir au-dessus. Si jamais on la remaniait encore, je m'empresserais de la mettre sur le site.

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Un hasard très ordonné est une aventure avec les mêmes personnages. On retrouve Mathilde, Martin, Jean, Hubert et Antoine. Les roitelets largués existent, tant d’autres fous, malheureusement, sillonnent le monde. Hubert, ce grand détective nonchalant va être confronté de plein fouet à une blessure d’enfance. Costume, faux semblant. Ne jamais oublier que sur une pièce, il y a deux côtés. Un des côtés peut rester secret. Mais tout ou tard, il ressurgit. Il faut alors réagir.

Un nouveau personnage fait ici son apparition : Armand. Il entre dans le jeu grâce à Mathilde, qui va l'engager à son service pour un plan bien précis. Armand est un personnage haut en couleur. La morale et lui n'ont jamais été trop copains, aussi, lorsqu'un coup dur arrive, il y fait face à sa manière. Quitte à y laisser quelques plumes. D'ailleurs, des plumes, chacun en laissera un peu dans ce combat mené contre un hasard ordonné par un fou. 

L’histoire de ce livre va permettre à Mathilde et Martin de mieux appréhender leurs rôles de père et fille. C’est comme tout, ça s’apprend, ça se pratique.   Martin a lâché prise à un moment donné dans sa vie, ce rôle de père qu’il pensait connaître par cœur, il va devoir le réviser. L’adapter.  Pas facile quand on connaît cet ours mal léché de Martin. Mathilde, elle, reste Mathilde. Elle doit également apprendre ce rôle de fille dont elle ne sait rien. Elle croit alors mener un combat perdu d'avance contre la femme et la fille décédées de Martin.

 
 
 

Vous pouvez trouver "Un hasard très ordonné" en ligne sur le site des éditions Assyelle ou encore sur le site Amazon.fr

 

 

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Petits extraits...

S’enfonçant dans son fauteuil, Mathilde ferma les yeux, accablée. Cette fois, elle était fixée : l’irruption brutale, à ce moment précis de son plan, du personnage romantique d’un auteur vachement balèze et vachement mort, était indéniablement un mauvais signe…

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//   Il ouvrit les portes de la camionnette et les referma sur lui en chantonnant. Martin fixa les portes d’un air stupéfait avant de regarder Hubert, incrédule.

― Mais d’où est-ce que vous sortez ce type ?

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// Armand sourit, comme s’il devinait le cheminement des pensees de Martin. Le dos toujours appuyé a la camionnette, il fit glisser sa main de sa tète à ses pieds d’un air ironique.

― Ne jamais se fier aux apparences, l’ami. Je me fous de ce que les gens pensent de moi. Je les accepte comme ils sont, à eux d’en faire autant avec moi. Si ça les défrise, c’est pas pour ca que j’en dormirais plus mal la nuit…

Il haussa les épaules.

― J’ai trente-cinq ans, je n’ai jamais eu de travail honnête de toute ma vie. J’arnaque, je vole, mais toujours à des gens qui ont les moyens. J’ai un pote banquier à qui je refile mes économies,  il les fait fructifier. Je sais que je ne manquerai jamais d’argent. Ce n’est pas pour ca que j’arrêterai de vivre comme je le fais.

Il fixa ses bottes de cow-boy avec un sourire.

― Je ne suis pas un top modèle, pourtant je peux vous jurer que j’ai plus de filles a mes pieds que le plus beau des minets que vous pouvez voir dans les magazines. Je ne m’habille peut-être pas avec gout, mais c’est mon gout, et ca me convient.

Son regard se fit sérieux.

― Il-y-a une chose que je fais toujours sans remords ni regret : je mens sans vergogne dès que j’ai compris que la vérite n’apportera rien au mec à qui je la dis. Celui qui vous dit que la franchise entre potes est sacrée est un vrai con qui ne connait rien à l’amitié.